Villes en Auvergne

Moulins, cours Jean JAURES © Jean-Michel Périn, Région Auvergne – Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP, 2011

Titre : Villes en Auvergne
Cadre de l’enquête : Enquête topo-thématique
Aire d’étude : Région Auvergne
Nature des données : Dossiers « urbanisme » et « architecture »
Date de fin : En cours


Cette étude se donne comme objectif de renouveler le regard porté sur les villes auvergnates, puis de livrer quelques éléments de leur histoire, autrement dit d’évoquer le processus de fabrication des espaces urbains en Auvergne, globalement entre le 18e siècle et les années 1960.

Certaines caractéristiques connues de ces villes sont réévaluées. Il s’agit notamment de mesurer dans quelle proportion l’Auvergne doit être considérée comme un conservatoire de formes de villes anciennes ou comme un milieu vivant ayant connu des mutations urbaines significatives. Il s’agit aussi de mettre en évidence des éléments de lisibilité et de compréhension des paysages urbains (le rôle discret d’un pan coupé à l’angle d’une rue, la continuité d’une ligne de corniches ou de balcons, …), d’évoquer des logiques d’organisation oubliées (pour l’emplacement d’une poste, d’une mairie, d’un monument aux morts,…), de donner de l’épaisseur historique à des aménagements semblant « avoir toujours été là » (on peut déceler dans l’aspect d’une rue « ordinaire » l’expression d’une succession d’idéologies). On fera connaître des projets anciens qui, même s’ils n’ont pas été réalisés, aiguisent le regard sur les espaces qui étaient concernés.

Pour cette enquête sont considérées 91 localités comprenant des villes réputées comme telles aux 18e, 19e et 20e siècles ainsi que certaines « unités urbaines » repérées récemment par l’INSEE.

Trois articles issus de l’étude sont publiés sur le site : « Formes urbaines dans le Cantal », « Placer la première loi de planification urbaine (1919-1924) dans la réflexion actuelle : le cas de l’Auvergne » et « Un projet d’aménagement urbain méconnu (Clermont-Ferrand, 1944) ».

Une synthèse de l’étude sera publiée dans la collection des Cahiers du patrimoine pour le début de l’année 2014.