La Margeride (Cantal)

La Margeride Gourde annulaire, dernier tiers du XVIIIe s. Gourde annulaire, dernier tiers du XVIIIe s. © Roger Choplain, Roland Maston, Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP

Titre : Pays de Saint-Flour - La Margeride - Une manufacture royale de verre au XVIIIe siècle (Cantal)
Cadre de l’enquête : enquête thématique
Aire d’étude : commune de Védrines-Saint-Loup
Nature des données : publication
Date de fin : 2001


A cheval sur trois départements – le Cantal, la Haute-Loire et la Lozère – le massif de la Margeride, avec son sol essentiellement granitique, son relief de moyennes montagnes couvertes de forêts et son hydrographie abondante a été propice à l’implantation d’une activité verrière, attestée au moins dès la fin du XVe siècle, et qui a culminé au XVIIIe siècle avant de s’éteindre définitivement en 1834.
La manufacture royale de verre de la Margeride, implantée sur le territoire de l’actuelle commune de Védrines-Saint-Loup (Cantal), constitue un épisode particulier de cette activité. Créée par lettres patentes du 28 novembre 1769 à l’initiative de personnages riches et influents soucieux de faire fructifier leurs capitaux, elle fut dirigée de 1769 à 1773 par Paul Bosc d’Antic, ancien directeur scientifique de la manufacture de glaces de Saint-Gobain.
L’établissement comptait dans les années 1780 près de 150 ouvriers, s’activant autour de huit fourneaux et fabriquant annuellement « quatre-vingt-dix à cent mille livres de verres ordinaires ». Il ne survécut pas à la tourmente révolutionnaire, et ses bâtiments, encore debout en 1804, avaient pratiquement tous disparu en 1839.
Une partie des objets produits par cette manufacture, salués en leur temps pour leur finesse et la pureté de leur composition, a pu être identifiée dans les collections publiques et privées de la région. La parution de cette publication est l’occasion, pour la première fois, de présenter au public certains d’entre eux, dans le cadre du musée Alfred Douët de Saint-Flour.