Châteldon (Puy-de-Dôme)

Châteldon : plan de la partie des Bardins à Châteldon, dessin, [XVIIIe s.], A.D. 63,  détail. Châteldon : plan de la partie des Bardins à Châteldon, dessin, [XVIIIe s.], A.D. 63, détail. © Roger Choplain, Roland Maston, Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP

Titre : Châteldon (Puy-de-Dôme)
Cadre de l’enquête : enquête topographique
Aire d’étude : canton de Châteldon
Nature des données : dossiers « architecture » et « objets mobiliers »
Date de fin : 1989


Implanté en Montagne thiernoise, loin des grandes voies de communication des capitales régionales, solidement jalonné par ses châteaux féodaux, son abbaye cistercienne de Montpeyroux et son prieuré de Ris, le pays de Châteldon fait partie de ces terroirs anonymes qui forment l’arrière-plan de l’histoire d’une province.
Au XIIe siècle, plusieurs fiefs laïcs se répartissent les terres de l’actuel canton, qui regroupe aujourd’hui les six communes de Châteldon, Lachaux, Noalhat, Paslières, Puy-Guillaume et Ris. Châteaux et établissements conventuels nous livrent, à l’état de vestiges, le témoignage d’une longue emprise du Xe à la fin du XVIIIe siècle. Dès le XIIIe siècle, au pied du château de Châteldon et autour du prieuré de Ris, apparaissent des bourgs artisans et marchands, nés de la « croissance économique » médiévale et qui se convertissent progressivement en bourgs agricoles. Leurs maisons présentent, selon leur lieu d’implantation, des techniques de construction variées : murs de terre crue, de moellons de pierre ou à structure de pan de bois…
A défaut de routes importantes, c’est la navigation fluviale sur la Dore et l’Allier, qui, dès le XIVe siècle, assure le trafic commercial vers le Bourbonnais et le centre du royaume, jusqu’à l’apparition du chemin de fer ; mais la batellerie a laissé peu de vestiges.
Les églises du canton conservent une très faible part de mobilier antérieur à 1789 : ces œuvres appartiennent à la peinture - une Crucifixion du XVe siècle -, et à la sculpture - une Vierge en majesté du XIIe siècle, une Vierge à l’Enfant du XVe et une Pietà du XVIIIe siècle. Mais la transition XIXe –XXe apporte un objet d’un grand intérêt : un calice Art Nouveau, œuvre d’un sculpteur et orfèvre clermontois.