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Sancy et Artense (Puy-de-Dôme)

Le domaine de Tyrande à Tauves. Le domaine de Tyrande à Tauves. © Roger Choplain, Roland Maston, Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP

Titre : Paysages et architectures rurales entre dômes, Sancy et Artense (Puy-de-Dôme)
Cadre de l’enquête : Enquête topographique
Aire d’étude : Cantons de Rochefort-Montagne, Tauves, La Tour-d’Auvergne
Nature des données : Dossiers « architecture »
Date de fin : 2000


Situés aux confins du Cantal au sud, de la Corrèze et des Combrailles, à l’ouest, les cantons de Rochefort-Montagne, de Tauves et de La Tour d’Auvergne appartiennent, pour l’essentiel, au domaine de la moyenne montagne. Le massif du Sancy, qui culmine à 1885 m d’altitude, constitue le pivot de cet ensemble sans réelle unité géographique.
Des contrastes saisissants opposent les hautes terres d’altitude – les estives – du Sancy et de ses massifs voisins, pratiquement vides d’hommes, domaine des troupeaux de vaches et des sports de nature, à la succession des bassins et des plateaux qui bordent les montagnes au nord, à l’ouest et au sud, où l’élèvage des bovins et la culture de l’herbe sont aujourd’hui la règle. Aucune unité n’est décelable de prime abord dans ces « bas-pays » dont l’altitude s’échelonne entre 700 et 1200 m. La variété des paysages demeure surprenante : quel point commun existe-t-il entre le plateau de Gelles, le bassin de Rochefort-Montagne et l’Artense ?
Le côté rural du secteur frappe d’emblée et les seules agglomérations à caractère urbain sont les stations thermales du Mont-Dore et de La Bourboule. Les autres bourgades ont conservé ce caractère rural qui fait leur charme en restant à l’échelle humaine. De fait, le seul dénominateur commun du territoire n’est ni géographique ni paysager : ce sont les hommes qui lui ont donné cette identité. Les bâtiments construits dans les villages, les hameaux, ou isolément, frappent par leur architecture. Les formes des toits, très pentus, les matériaux de couverture utilisés contribuent à en harmoniser les formes. Les matériaux de construction, le plus souvent prélevés sur place ou à proximité, contribuent à les fondre dans les paysages. Il faut se livrer à un examen attentif pour déceler les quelques différences pouvant exister d’un terroir à l’autre.

Dernière composante de cet ensemble, les estives de la moyenne montagne. Hier, animées par une vie saisonnière intense et lieu de production laitière, elles sont aujourd’hui pratiquement désertes, les troupeaux restant souvent sans gardiens. Les nombreux vestiges des tras, premiers burons connus dès le Moyen Age, les vestiges de bâtiments plus récents ou les burons bien entretenus témoignent d’une activité et d’une histoire qui furent souvent complexes.