Rochefort-Montagne (Puy-de-Dôme)

Collection : Images du patrimoine 1998. - 56 p.( ISSN 0299-1020 ; n°175)
Auteur (s) : Brigitte Ceroni ; Bernadette Fizellier-Sauget ; Annie Lafont
Date de publication : 1998
Photographe (s) : Roger Choplain ; Roland Maston
Prix : 7,13 €

Le Mont-Dore : une ville d'eaux en Auvergne

 

Une ville thermale depuis l'Antiquité

Les eaux chaudes du Mont-Dore, ville située à une cinquantaine de kilomètres au sud-ouest de Clermont-Ferrand, sont connues depuis l'Antiquité pour leurs propriétés curatives. Elles ont favorisé la construction d'un important ensemble thermal gallo-romain, déjà tombé en désuétude à l'époque médiévale. Jusqu'au XVIIIe siècle, le village alors appelé « Bains » reste peu accessible pour le voyageur attiré par la réputation de ses sources.

 

Une station thermale internationale, au pied du Sancy

Mais la volonté et le travail de plusieurs hommes vont métamorphoser le lieu, qui devient en moins de cent ans une station thermale internationale, et reçoit George Sand, Balzac ou encore Marcel Proust... Parmi les auteurs de ce bouleversement, l'intendant de Chazerat d'abord, à la fin du XVIIIe siècle, puis l'architecte Ledru et l'ingénieur Cournon, véritables acteurs du renouveau des thermes, en collaboration avec le médecin-inspecteur Michel Bertrand. L'établissement qu'ils vont édifier à partir de 1817, et dont l'agrandissement par Émile Camut vers 1889 prouve le succès, devient ainsi le cœur de la future ville du Mont-Dore. Hotels, palace, casino naissent alors, ainsi que des immeubles, des villas et de nouveaux édifices publics, dont la gare, qui met un point final à l'urbanisation en 1898.

 

Soucieuse de tirer parti de son implantation au pied du Sancy, la ville développe aussi les sports d'hiver dès le début du XXe siècle.