Accueil > Les inventaires > Ferroviaire et villégiature

Ferroviaire et villégiature

Le viaduc ferroviaire de Delbarat, situé à proximité du village de Saint-Jacques-des-Blats (Cantal). © Jean-Michel Périn, Région Auvergne - Inventaire général du Patrimoine culturel, ADAGP, 2015

Titre : Ferroviaire et villégiature (Auvergne)
Cadre de l’enquête : Enquête topo-thématique
Aire d’étude : Région Auvergne
Nature des données : Dossiers « architecture »
Date de fin : 2016


Afin d’appréhender la question des relations nouées entre le chemin de fer et la villégiature en Auvergne entre les années 1850 (époque de la construction de la première voie ferrée sur le territoire, reliant Paris à Moulins puis à Clermont-Ferrand) et aujourd’hui (où la suppression des lignes de chemin de fer est envisagée), une approche particulière a été adoptée. C’est le regard posé par le villégiateur sur les paysages auvergnats lorsqu’il se rendait en train sur son lieu de séjour (station thermale ou autre) qui a servi de clef d’entrée au sujet. Et ce sont les guides ferroviaires dont il a disposé entre 1865 (premier guide de la collection Joanne prenant en compte le territoire auvergnat) et 1935, date à partir de laquelle les parcours par « voie de terre » sont privilégiés, qui ont permis de restituer ce regard.

Dans un premier temps cependant, l’histoire de la mise en place du réseau ferré a été évoquée. Les raisons pour lesquelles des secteurs de la région ont été desservis plutôt que d’autres ont été mises en évidence, de même que les conditions dans lesquelles les choix des tracés ont été effectués.

Ensuite l’analyse a fait ressortir les motifs paysagers récurrents qui pouvaient faire le succès de l’Auvergne entre 1865 et 1935 : châteaux en ruine sur promontoire, rochers volcaniques, gorges inaccessibles autrement qu’en train, mais aussi multiplicité des ouvrages d’art, tunnels et remblais compris.

Les paysages vus du train ont, depuis, subi des transformations sur lesquelles il convenait de s’arrêter également (par exemple, envahissement végétal aux abords des voies ferrées masquant les panoramas mentionnés dans les anciens guides ferroviaires, et inversement maisons de campagne d’alors, englouties aujourd’hui dans des zones urbanisées).Ainsi il est apparu que si le territoire a en partie changé, la manière de le regarder et la perception que l’on peut en avoir a tout autant évolué.

Un numéro de la collection nationale des « Images du patrimoine » paru en décembre 2016 livre une synthèse sur le sujet tandis que des dossiers électroniques établis par ligne ferroviaire seront consultables courant 2017.